Mon enfance

Je suis né en 1979 à Saint-Denis de la Réunion, le dernier des 3 fils d’une famille créole réunionnaise. Mon père était fonctionnaire territorial en charge des services techniques de la Mairie de Saint-André, ma mère, mère au foyer. 

Centre-ville de Saint-André, où j’ai grandi.

Déficient visuel de naissance, c’est à 3 ans que le diagnostic de mon handicap est posé. J’ai donc été scolarisé au Centre de la Ressource à Sainte-Marie, spécialisé dans l’accueil d’enfants malvoyants et malentendants. A 11 ans, j’ai dû poursuivre ma scolarité en milieu classique. Avec un bac ES en poche, je me suis envolé pour Bordeaux vers des études de droit.

Mes études

Mais à 18 ans, ce n’est pas simple d’arriver en métropole, seul. La Réunion est loin et son atmosphère me manque. Je m’installe dans le quartier Saint Michel, et c’est au marché, que quelque fois je retrouve le parfum de certains produits ou d’épices de chez moi…

Mais je dois reconnaître qu’au bout d’un an de cours de droit, sans grande conviction, une nouvelle orientation s’impose ! C’est évident : ce format d’étude ne me correspond pas.

J’intègre l’Institut Supérieur Européen de Gestion (ISEG) pour préparer un BTS Action Commerciale. Pour financer mes études, je deviens formateur informatique pour un sous-traitant de la Grande Distribution. Mon BTS en poche, je décide de continuer vers un Master 1 en Marketing au sein du même établissement. Et pour pouvoir financer cette nouvelle formation, le directeur de l’école me confie le rôle d’administrateur réseaux.

Vie professionnelle

Ce secteur me passionne et je vais de plus en plus m’y investir en créant ma société de services informatiques à destination des très petites et moyennes entreprises. Parallèlement à ma vie professionnelle, je me lance dans un Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées (DESS, équivalent du Master 2) à l’université de Bordeaux en Création d’Entreprise et Gestion de Projets Innovants.

Parmi les clients de ma société en 2002, je comptais l’INSEEC, un établissement d’enseignement supérieur privé, aujourd’hui leader de son secteur. Au fur et à mesure, le directeur des Masters Spécialisés va me confier de plus en plus de modules de formation en Outils de Gestion informatisée. C’est là que je découvre une activité qui va me passionner : l’enseignement !

En 2006, je franchis le pas : je laisse tomber mon activité indépendante pour m’investir à 100% à l’INSEEC comme directeur des Programmes.

Echanger, former, accompagner les étudiants dans leurs études et leur développement est, pour moi, une tâche particulièrement enrichissante. Je vais prendre beaucoup de plaisir dans ce « partenariat ».

Je suis également en charge du recrutement des professeurs, du cahier pédagogique et de l’organisation des examens pour les étudiants en cycles BAC+3 à BAC+5. 

L’enseignement va faire partie de ma vie pendant plus de 15 ans et j’en garde beaucoup de souvenirs et d’émotions.

En 2010, je créée le premier Master de France pour former des étudiants au niveau Bac+5 traitant des questions d’e-réputation et de gestion de communautés en ligne. Intitulé à l’époque Web Community Management et Réseaux Sociaux, ce programme s’intitule désormais Communication Digitale et Community Management.

Vie Politique

La vie politique m’a toujours intéressé, mais c’est en 2007 que je suis  vraiment conquis par le positionnement pris par François Bayrou, consistant à vouloir faire travailler toutes les énergies, et ce, quel que soit leur parti politique au service de la France. Pour la première fois je vais m’engager dans un parti, le MoDem, où je milite localement. Comme le 3ème homme de cette présidentielle, je suis convaincu que les clivages politiques ne veulent plus rien dire.

Résidant à Talence, je participe à la communication digitale d’Alain Cazabonne lors des municipales de 2008. Déçu par les positions de François Bayrou et de quelques cadres du parti lors des universités d’été qui ont suivi, je rends ma carte du MoDem et m’investis pleinement dans ma vie professionnelle et personnelle.

En 2013, Carbon-Blanc, la ville où je suis installé alors depuis 2 ans traverse une crise politique locale. Le maire en place est impliqué dans une affaire trouble de détournement de fonds associatifs. Il est remplacé par le fils de son prédécesseur. Ce dernier n’avait en réalité jamais quitté la direction de la commune. En m’informant sur le « système » qui dirigeait Carbon-Blanc, je revois alors certains mauvais films que j’ai vu jouer dans la vie politique locale à l’île de la Réunion. Clientélisme, népotisme, favoritisme… A quelques mois de l’échéance de 2014, mon sang ne fait qu’un tour.

Je m’informe alors des choix politiques menés depuis plusieurs années et je me rends compte que le moment est venu de proposer une offre nouvelle à la population carbonblanaise. Après une campagne électorale de 4 mois menée tambour battant, avec une équipe incroyablement dynamique et motivée, la liste sans étiquette (Carbon-Blanc, le changement c’est urgent) est élue au premier tour le 23 mars 2014 en réunissant 51,33%, face à la liste Demain Carbon-Blanc (ex Carbon-Blanc, Forte, Fière et Solidaire) et la liste A Gauche Autrement.

En Avril 2014, Alain Juppé me confie la Délégation du Numérique à Bordeaux Métropole. Ayant à cœur la volonté de servir l’intérêt général des territoires, je refuse toute idée de cumuler des mandats électifs lors de cette première expérience. Certain de la complexité de mes missions, je décide de prendre du recul par rapport à ma vie professionnelle. Aujourd’hui je continue à travailler pour le groupe INSEEC à raison de 1,5 jour par semaine.
PS : au cas où ! j’aime la viande très cuite, je déteste le poisson cru et j’adore le chocolat …