L’annonce de la nomination d’Alain Juppé au Conseil Constitutionnel et donc de son départ de Bordeaux a beaucoup surpris, d’autant qu’en 2014, lors de sa réélection, le Maire avait assuré qu’il irait au bout de son mandat, en 2020.

Alain Juppé Alain Turby Carbon-Blanc Bordeaux Métropole.

Alain Juppé lors de sa dernière visite à Carbon-Blanc – Crédit Photo : Journal Sud-Ouest

La politique, c’est aussi l’art du rebondissement et si pour certains, cette nomination va dans la droite ligne de l’image « cimetière pour anciens ministres » qui colle à la peau du Conseil Constitutionnel, d’autres y verront une récompense pour un homme, droit dans ses bottes, qui saura y faire respecter les règles de la Constitution de la République.

Je connais l’homme, je sais qu’il a la volonté de servir la France chevillée au corps. Cette nomination l’honore, lui, l’Homme d’Etat.

Passé l’effet de surprise, nombreux ont été ceux qui ont tenu à saluer le travail accompli par le Maire de la capitale girondine depuis 1995. Le renouveau de Bordeaux est indéniable et « la belle endormie » est devenue aujourd’hui l’une des villes les plus attractives de France. 

Pour ce qui est du mandat actuel, j’ai eu cette chance de pouvoir travailler avec lui. J’ai appris énormément à son contact. Son sens politique unique et inné, sa maîtrise des dossiers et sa volonté de partager les richesses de nos territoires dans la métropole, voilà, entre autres, ce que je retiendrai de nos plus de 4 années de travail en commun.

Très rapidement, le conseil municipal de Bordeaux va procéder à un vote pour désigner le maire qui assurera l’intérim jusqu’aux élections municipales de 2020. Un favori se dessine déjà.

En ce qui concerne la présidence de Bordeaux Métropole, les cartes devront être rebattues.

Le successeur d’Alain Juppé à la présidence de Bordeaux Métropole aura l’impérieuse mission de faire respecter le principe de cogestion qui gouverne notre institution depuis sa création, mais aussi de garantir l’équité de traitement territorial.

Comme les autres Maires, je veux me montrer vigilant dans la défense des intérêts de la commune de Carbon-Blanc et plus largement de ceux de la Rive Droite.

Je vais continuer à me battre pour l’indispensable rééquilibrage économique entre les deux rives,  associé à un développement pérenne des solutions de mobilité.

Le départ d’Alain Juppé est l’occasion, pour le futur président de Bordeaux Métropole, de prendre à bras le corps ces dossiers, de s’engager dans une stratégie de véritable égalité entre les deux rives et de veiller à faire respecter la place des élus et de celle de l’administration au sein de cette instance.

Nous irons au bout de notre mandat et de nos engagements, ce pour quoi nous avons été élus. Nous devons continuer à faire, pour nos villes et pour Bordeaux Métropole.